Pourquoi le syndic bénévole est rarement une bonne idée ?

Membre obligatoire dans une copropriété, le syndic peut être bénévole. Dans ce cas, la mission est assurée soit par un copropriétaire soit par un conjoint qui bénéficie de l’expérience nécessaire afin d’occuper le poste. Non payé, il effectue toutes les tâches que ferait un syndic professionnel. Sur le papier, tout semble séduisant, mais dans la pratique, cela se complique.

Un manque d’objectivité certain

Il ne faut jamais négliger le rôle de médiateur que revêt un gestionnaire de copropriété. Quand un conflit de voisinage survient, c’est lui qui calme les protagonistes et donne la décision en se basant sur le règlement intérieur. Quand le syndic est un copropriétaire, il ne peut pas avoir cette neutralité, encore plus s’il est concerné directement par le conflit. Des soucis similaires surviennent aussi lors des assemblées générales quand des désaccords surviennent sur les travaux à prévoir, la modification du règlement, le montant des charges annuelles…

Une complexité à tout connaître

Pour être un bon syndic, il faut à la fois posséder des compétences comptables et administratives, des connaissances de la législation et avoir un réseau de prestataires. Pour un grand syndic à Paris, c’est facile de recueillir ces qualités. Pour un bénévole retraité ou salarié toute la journée, même empreint d’une grande volonté, c’est difficile de les réunir. Ces manques peuvent être dommageables et entraîner des problèmes financiers. Il n’a pas non plus le temps et la méthode pour assurer une veille complète du secteur.

Une dépendance de la copropriété

Remettre toutes les clés de la résidence à une seule personne s’apparente à un risque. En effet, quand vous signez un contrat avec un syndic de copropriété, il s’engage à réaliser toutes les missions comprises qu’importe la situation. Si son gestionnaire part en vacances, une autre personne prend le relais. La même chose arrive s’il connait des problèmes de santé ou quitte son poste du jour au lendemain.

Vous n’avez pas cette garantie avec un syndic bénévole. La situation devient même très problématique si un accident tragique intervient (décès). La personne assurant la mission a ses habitudes de travail au niveau de la gestion des dossiers, des annotations, du rangement, etc. Il est alors très compliqué de prendre sa relève. Un syndic professionnel vous facturera cette mission de transmission et vous gonflerez considérablement les honoraires sur la première année. Le manque se fait aussi ressentir quand il est absent et qu’un dépannage ou une action rapide du syndic est requis.

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