rip deal

Rip Deal, l’arnaque immobilière

L’immobilier est un des domaines d’investissement qui attirent le plus d’arnaqueurs. Ceci s’explique par plusieurs facteurs dont les sommes importantes mises en jeu à chaque transaction, la complexité des formalités de vente ou de location et la possibilité pour chaque particulier, même sans aucune connaissance de l’immobilier, de se lancer dans la vente et  l’achat de biens.

L’une des arnaques immobilières qui commence à se répandre de plus en plus en Europe est le Rip Deal.

Qu’est-ce que le Rip Deal?

arnaque transaction

Rip Deal est une expression anglaise qui signifie arnaque à la transaction ou transaction pourrie. Cette pratique ,très répandue en Europe, se base sur l’abus de confiance.
L’escroc approche le propriétaire d’un bien mis en vente, le met en confiance en lui faisant croire qu’il dispose de gros moyens. La première rencontre a souvent lieu dans un endroit luxueux, comme un restaurant chic ou un grand hôtel, histoire d’épater le “client”.

Souvent, la victime peut être alertée par une visite sommaire et rapide du bien à vendre, le peu d’intérêt montré par le faux acheteur à la maison ou à l’appartement qui est censé l’intéresser. Les négociations sont aussi rapides, voire absentes, “l’acheteur” se plie rapidement aux conditions du vendeur et accepte facilement le prix demandé par celui-ci.

Dès que les deux parties sont d’accord sur le prix, l’arnaqueur propose un mode de paiement peu conventionnel, souvent en cash et en devises étrangères, en justifiant son choix par une volonté de “défiscaliser au noir” l’opération. Les devises proposées sont souvent des francs suisses et des “bonus” ou des commissions sont même offertes au propriétaire ou au vendeur.

Une dénonciation délicate

Les propriétaires impliqués dans ce genre d’opération se retrouvent souvent coincés. La plupart renoncent à dénoncer l’escroc à la police de peur de devoir justifier auprès du fisc et de la police les grosses sommes en euros ou en devises étrangères qu’ils ont en leur possession.

Dans certains cas, des propriétaires plus vigilants alertent la police dès qu’ils sont approchés, avant même de conclure l’affaire. Comme cette affaire de vente d’une maison située à Libramont. La propriétaire, âgée d’une trentaine d’années a été approchée par une personne qui se présentait comme un intermédiaire d’un possible acheteur, et lui a proposé de payer une partie du prix de la maison en cash. La propriétaire qui n’a pas hésité à prévenir la police, s’est rendue sur le lieu prévu pour la seconde rencontre comme prévu, mais accompagnée par un policier en civil et l’escroc a été interpellé.

 

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